Un endroit idéal où nous pensions vivre heureux avec nos enfants et animaux.

Nous habitons depuis 14 ans une vieille maison que nous avons retapée dans un tout petit hameau près d’une rivière ; un endroit idéal où nous pensions vivre heureux avec nos enfants (7 et 9 ans) et animaux. Malheureusement, notre propriété est entourée de champs de céréales (colza, blé et maïs) et notre maison se trouve donc à moins de 50 mètres des zones traitées. Nous avons donc dû nous habituer à vivre en fonction des traitements réguliers : herbicides, fongicides, insecticides… plus d’une quinzaine par an ! Et vu, tout ce que nous avons remarqué, autant dire que nous restons enfermés à l’intérieur de notre maison le jour du traitement et les 2 jours suivants !
En effet, depuis que nous habitons là, j’ai développé de nombreux nodules à la thyroïde dont le plus gros fait de 2 cm de diamètre. Ma chienne fait, elle, régulièrement des crises d’épilepsie après le passage du pulvé ! Mon chat a un taux de bilirubine plusieurs fois supérieur à la normale et il y a quelques années, j’ai retrouvé 3 de mes oies en train de convulser le long de mon grillage juste après un traitement. Depuis ce jour, j’ai demandé à l’agriculteur de me prévenir avant chaque traitement (ce qu’il fait – ceci me permettant de d’enfermer mes bêtes, fermer mes fenêtres, rentrer mon linge… ). Toutefois le sujet reste tabou, pourtant on parle bien ici de santé publique et le principe de précaution ne devrait-il pas s’appliquer ?
Comment dire à une partie de la population (les agriculteurs) de bien se protéger et ne rien dire aux autres (les riverains, promeneurs). Il serait grand temps de créer des zones tampons autour des propriétés d’autrui, moins subventionner l’agriculture intensive au profit de l’agriculture bio et poser des panneaux le long des parcelles traitées avec le type et la date du traitement.
Madame Y