Asthme: Tant de traitements pour un si petit champ

Il y avait un pré qui jouxtait notre terrain. Des vaches paissaient et si certes, certaines parvenaient à passer sous la clôture parce qu’elles en avaient assez de passer autant de temps sur un si petit bout de terrain et piétinaient allègrement nos jeunes plantations, je me dis que je les préférais, elles, à la situation de maintenant.
Le pré est devenu un champ. L’agriculteur/éleveur de bovins peut à peine manœuvrer son tracteur et il lui arrive de passer sur notre terrain. Mais ce n’est pas ce qui est le plus préoccupant.
Du purin liquide imbibant ce morceau de Terre et les terres qu’il loue ou qu’il a acquis autour de chez nous, empestant l’atmosphère pendant plusieurs jours faute de ne pas pouvoir procéder à son enfouissement rapide comme la loi l’exige lorsque l’épandage se trouve à proximité d’une habitation, il est passé au désherbant, il y a quelques jours. Je l’ai vu faire, me suis approchée, ai tenté de converser avec lui offrant d’enlever la petite barrière provisoire que je mets derrière la buse que nous partageons, mais en vain. Les quelques graminées et fleurettes qui tendaient à pousser tant bien que mal sont devenues jaunes puis l’ensemble du champ est devenu ocre. Il en est de même pour une partie de la pelouse et des jeunes plants de vivaces que j’avais installés à proximité du champ traité. J’ai fini par arracher ces derniers.
Depuis, je fais la guerre à nos poules, nos oies et notre chat pour qu’ils n’aillent pas gambader dans ce champ.
Nous avions décidé de ne pas clôturer car la vue est magnifique. Nous souhaitions que, de la route, les habitants et les touristes puissent profiter du superbe paysage dont nous bénéficions.
Et puis, depuis hier, mes bronches sifflent, moi qui n ‘avait plus d’asthme depuis 8 ans. Dois-je alors penser qu’il y a un lien de cause à effet ?
De l’épandage si proche de notre habitation (moins de 20 m), j’en ai discuté avec un technicien de la chambre d’agriculture de Clermont. Je souhaitais conserver des relations cordiales avec la famille concernée et lui ai demandé comment m’y prendre pour leur parler de la gêne que nous éprouvions. Il a gentiment proposé de leur en parler. Depuis, cette famille ne nous salue plus.
Il y a deux ans, suite à un épandage important de purin liquide, deux de nos chèvres qui étaient en bonne santé, ont été atteintes de problèmes pulmonaires et ont eu une mort fulgurante. Je n’ai aucune preuve factuelle si ce n’est la chronologie des faits. Je voudrais juste avoir fait fausse route.

03/10/17