Sans scrupule, il épand aux ras des habitations où habitent de jeunes enfants

Nous avions décidé de nous retirer à la campagne dans une petite commune de la Nièvre pour y vivre notre retraite.
Lorsque nous avons acheté notre maison en 2003, nous avions été séduits par la nature, les haies, les chênes centenaires et les prés recouvert d’une biodiversité exceptionnelle. Nous étions tombé amoureux de ce lieu et de notre maison située aux abords d’une exploitation agricole d’élevage de bovins.
Au retour de notre mission de 5 ans à l’étranger, nous avons décidé de nous y installer pour y vivre heureux en 2009.
Entre-temps, l’agriculteur voisin, touché par l’âge de la retraite et aussi par la maladie liée à sa profession, a revendu ses terres et son exploitation non pas à un jeune éleveur débutant, mais au plus offrant à un céréalier industriel enrichit de la PAC, n’habitant pas sur place, qui a tout retourné les terres, arrachant les haies, coupant des arbres magnifiques et centenaires qui pourrissent encore sur place, détournant des sources par drainage, recouvrant des mares si jolies dans le paysage, etc.
Depuis, le village est confronté à une pollution permanente par les produits phytosanitaires dangereux qu’il déverse à outrance sur des centaines d’hectares de terre rendue à une monoculture dévastatrice.
Nous sommes soumis à ne plus pouvoir nous retrouver sur nos terrasses, dans nos jardins, nous ne pouvons plus ouvrir nos fenêtres pour aérer nos maisons. Nous ne pouvons plus vivre décemment en liberté chez nous.
De plus, cette exploitation empoisonneuse se situe a moins de 50 m de nos habitations et rien ne gêne le céréalier de remplir ses cuves de produits toxiques durant une heure à chaque fois presque sous nos fenêtres.
Ayant tenté le dialogue avec lui, rien n’en a fait, il refuse de nous dévoiler les produits qu’il épand sans vergogne.
Sans scrupule, il épand aux ras des habitations où habitent de jeunes enfants, il répand aux abords de nos sites d’élevage de nos abeilles, il répand non loin de nos jardinets……Devons-nous tout subir et ne rien dire en nous laissant empoisonner à petit feu.
En plus de notre liberté de vie bafouée, notre santé est mise en jeu et peut-être en relation à ce fait, mon épouse est soignée depuis des mois et pour des années pour un cancer, que, pour mon intime conviction, j’attribue aux faits de cet empoisonneur que l’état, l’Europe et la législation encouragent à nous polluer et à nous détruire progressivement.
C’est une honte, nos politiques sont sans doute corrompus par les lobbyings plutôt que de se pencher sur le bien-être des citoyens français.
Nous n’avons plus de qualité de vie. Nous craignions chaque jour la maladie.
A chaque épandage, et encore aujourd’hui, nous ressentons des vertiges, des nausées, des douleurs articulaires, des maux de tête, un état de fatigue…

Nous ne pouvons plus nous voiler la face, les pesticides sont dangereux pour l’humanité et il faut les voir disparaître pour une agriculture raisonnée (j’ai pas dit industrie agricole).
Il n’y a aucune raison que nous subissions au détriment de nos vies l’obligation d’être soumis à ces céréaliers qui ne respectent rien et surtout pas la Terre qui les accueille.
Que nos gouvernants prennent leurs responsabilités au moins une fois dans leur mandat et qu’ils prennent des décisions justifiées de défense des citoyens en danger sanitaire (nettement plus nombreux que les pollueurs).
Nous voulons vivre en Liberté dans une nature saine, sortir dans nos jardins quand on veut, ouvrir nos fenêtres quand il fait beau, se retrouver sur nos terrasses avec nos enfants et nos amis, savoir que nos abeilles ne vont pas mourir et surtout aussi avoir un espoir de ne pas tomber malade à tout instant de leur faute et ne pas entretenir la soumission du peuple envers ces pollueurs tueurs dont la philosophie n’est pas de nourrir la planète qui meurt et « crève » mais actionnée par une démarche purement financière.
Par ces irresponsables irrespectueux de la vie, dépendant de la chimie et des gros groupes dont je ne citerai pas de noms, l’écogénocide est en marche…
C’est une honte.