Nous subissons régulièrement les odeurs de pesticides

Nous habitons en bordure de champs cultivés et nous subissons régulièrement les odeurs de pesticides qui nous prennent la gorge et nous donnent des maux de tête pendant plusieurs jours.
Nous ne comprenons pas :
1) que ces produits soient permis en France
2) que des limites suffisantes de distance, par rapport aux habitations, écoles, rivières ou présence d’animaux, ne soient pas imposées.
3) qu’il ne soit pas interdit de traiter lorsqu’il y a du vent.
4) que l’affichage des produits utilisés ne soit pas obligatoire en bordure de champs traités – pourquoi pas par un QR CODE sur une borne?
Nous ne comprenons pas, surtout, l’impunité des agriculteurs-pollueurs, due à la non réaction des mairies, de l’autorité sanitaire, des ministères de l’écologie et de l’agriculture.
On nous dit que c’est pour nourrir la France ? Mais de quel droit cette décision est-elle prise contre l’avis des consommateurs? Qui a dit que nous voulions manger de la viande tous les jours ?
Le remembrement a été une grosse erreur qui a permis l’apparition de ces machines monstrueuses et la disparition de beaucoup de nos paysans, jardiniers de nos paysages français. Doit-on vraiment continuer dans les erreurs ou au contraire, décider de faire marche arrière?
Avant ça, même les pauvres avaient droit aux produits sains puisque tout était traité naturellement. Avant ça, nos rivières étaient propres et l’on pouvait manger le poisson pêché.
Aujourd’hui, nous payons pour cette inconscience, pendant que les lobbies continuent de s’enrichir, profitant de l’immobilisme auquel les politiques et l’Europe nous condamnent. Il est temps que des décisions soient prises car nous ne voulons pas d’une France qui ne nous ressemble pas, sans fermes dans nos campagnes, champs labourés, bosquets et animaux dans les prés.

21/04/16