Maux de tête

Nous finissons tout juste de rénover notre longère. Ma femme et moi étions occupés au montage du toboggan de nos trois enfants lorsque le tracteur du voisin se mit en branle. Quelques minutes plus tard, il passait dans le champs qui longe notre terrain (30 mètres de la maison). Il tractait une grande cuve sur roue avec des grands bras qui se déplient. Il commença à épandre son produit sous le regard médusé de ma femme ( elle est bio-intégriste). J’essayai de la rassurer en lui faisant remarquer qu’il n’y avait pas le moindre vent et que c’est surement pour cela que l’agriculteur avait attendu ce moment afin que son produit ne se répande pas partout. J’étais accroupis quand une forte odeur me prit au nez cinq minutes plus tard. Il ne fallut que deux minutes de plus pour que ma douce tourne la tête brusquement vers moi avec son regard noir et en le maudissant ( même sans le moindre vent des masses d’air se déplacent). C’était irrespirable, nous ne pouvions plus tenir et avons dû nous résoudre à prendre notre voiture pour nous enfuir de chez nous ! Un comble. Nous ne sommes pas partis sans, des maux de tête nous accompagnaient.
La Situation est délicate car nous venons d’arriver dans ce hameau et n’avons pas envie de nous fâcher avec nos voisins (tous agriculteurs).
Nous allons leur demander de nous prévenir lors des traitements afin de fermer les fenêtres et rentrer le linge. Nous appréhendons les réactions. Quand à ma femme, adieu son rêve de jardin bio pour les enfants. A peine installés, nous discutons déjà de revente.

21/04/16