Le riz qui tue

Mes parents ont vécu en Camargue, dans un hameau « agricole » (Albaron) juste en face d’un exploitant riziculteur qui recevait régulièrement des sacs de produits chimiques, certains éventrés sur son parking et qui épandait ces produits en avion et/ou hélicoptère (dans des conditions de sécurité très discutable au niveau du simple survol) près des habitations, de la route très passante (celle qui va d’Arles aux Saintes Maries de la Mer) et des établissements de tourisme (hôtel, restaurants, camping …). A la saison des traitements, ils vivaient les fenêtres fermées, et tout le hameau subissait cette odeur chimique vaguement désagréable sans rien dire puisque ça durait depuis des décennies apparemment. Mon père avait une maladie génétique orpheline qui provoquait un cancer du rein, mais je ne sais pas si les tumeurs suivantes étaient dues aux pesticides … Ma mère est la fille d’un régisseur d’un grand mas de Camargue, après-guerre des quantités effarantes de pesticides ont été déversées, il est décédé d’un cancer du colon …

21/04/16