Le jardinier et le désherbant

Nous sommes une famille avec 4 enfants âgés de 7 à 2ans 1/2.

Nous avons quitté notre ancienne maison, entourée de vignes et agriculteurs viticoles très pressés chaque jour de pulvériser à grand vent leurs produits.
nous sommes venus nous installer de l’autre côté de la Charente en terre « oasis », loin des grandes cultures et vignes…au milieu des vaches!
Nous avions des rêves plein la tête…nourrir nos enfants et nos animaux au cœur de la Charente poitevine de nos propres légumes, fruits et animaux élevés en plein air et dans le respect de notre terre nourricière. C’était sans compter sur notre voisin, un septuagénaire avec qui le dialogue est fermé, grand sourire devant pour mieux pulvériser ensuite à votre insu. Il est tellement fier de son parc aux auréoles jaunies aux pieds de chaque arbre, buisson, fleur ! quand il n’est pas sur son tracteur pour labourer avec acharnement son lopin de terre, il est sur son « démousseur » pour « entretenir » son gazon jaune aux premiers rayons de soleil ou vert fluo s’il pleut.

Oui bien sûr, nous ne sommes pas à côté d’un agriculteur, de grandes plaines où la terre est juste poussière tellement elle n’en peut plus.

Oui nous ne sommes plus à côté de ces dures du labeur, par tout temps, vent pluie, soleil et grand vent parsemant nos poumons et surtout ceux de nos enfants de ces douces particules de la mort. oui oui oui…

Mais, ce mal est bien plus insidieux. Il est juste là au bas de vos portes. Par ce personnage, somme toute inoffensif aux premiers regards…mais qui tue un pauvre brin d’herbe en même pas 24h …pchiiiiiittttttttttttt. Tout doux. Sans bruit…caché. Car à l’aurore. Pour pas qu’on le voit. Il diffuse, que dis-je il inocule son venin si puissant, qu’on se demande si il a lu les proportions indiquées sur la bouteille…..sur son chemin…celui où nos enfants roulent à vélo..tombent..se lèchent les doigts…et sur la route communale…à côté des bouches d’eau allant au fluvial…

Déjà nous avions du expliquer aux employés communaux que nous ne voulions pas de ces produits dans notre rue et que leurs gestes revenaient à verser directement dans les rivières leurs produits….alors que nous nous sommes proposés à l’aider à « désherber », il pulvérise dès que nous avons le dos tourné son venin en dose non loin sans faux plus qu’intensive….à faire pâlir certains des plus intoxiqués de nos agriculteurs!
Que faire? Nous vous le demandons, nous habitons un village, joli. Mais d’une ancienne génération…celle où l’herbe est un ennemi qu’il faut éradiquer à coup de glyphosate en bidon ultra concentré au mm2!!!!!
Certains d’entre eux diront à mots couverts qu’il en met bien trop. Mais seront les premiers à lui sourire…la peur…
Nous, nos enfants, ne voulons pas de ceci, mais sa réponse : « je suis chez moi, je fais ce que je veux »
Ne peut-on tout de même pas intervenir lorsqu’ il pulvérise son produit sur le bord de son mur. Et que cela va directement dans le système des écoulements des eaux du village…et direct dans le fluvial !!!!!! et une pulvérisation. Et hop 24/48h après c’est jaune et MORT
merci pour vos réponses

14/05/18