L’air ne me semble plus sain à la campagne

J’habite à la campagne depuis ma naissance et j’ai 54 ans. Je n’ai jamais autant ressentit les méfaits des épandages. En premier lieu le fait de traiter sans ou peu de vent n’est pas toujours respecté. Sans même voir l’épandage je ressens ses effets : Sensation désagréable dans la bouche et la gorge, afflux de salive dans la bouche, texture de la salive inhabituelle, besoin de cracher et fréquemment maux de gorge le lendemain. Bien que mon habitation soit située à environ de 4 à 700 mètres des cultures de céréales ( colza, tournesol, blé). Lors d’une promenade en vélo, et d’un contact rapproché avec un épandeur dans des colzas que nous n’avions pas vu arrivé ma fille a été victime d’une crise d’asthme qui a nécessité une hospitalisation ( c’était en 1999, elle avait 6 ans ). Dès qu’un épandeur traite nous sommes obligés de rentrer à la maison et de nous barricader en attendant que l’odeur qui m’est aujourd’hui devenue insupportable disparaisse. J’ai l’impression qu’aujourd’hui le monde agricole peut entraver la liberté d’autrui (sans aucune contrainte ou si peu) de respirer un air sain et de se promener . Pourquoi les traitements ne seraient-ils pas déclarés en mairie avec la date de l’épandage, la substance active et la quantité épandue avant l’épandage cela permettrait de contrôler la force du vent et les quantités déversées sur notre malheureuse terre et peut -être de faire des liens avec les effets secondaires des habitants d’une commune ainsi que les effets sur l’eau ? Pourquoi les traitements reconnus dangereux pour la santé ne sont pas purement et simplement interdits. Je n’achète plus aujourd’hui que des produits bio et produis un maximum de légumes dans mon jardin. Je me dis que si un jour tous ces aliments traités ne sont plus achetés ils cesseront peut-être d’être produits. En ce moi de mai s’ajoute à cela la pollution sonore des canons effaroucheurs d’oiseaux. C’est chouette la vie à la campagne.

17/05/20