La santé des riverains de traitements aux pesticides ou le porte-monnaie des agriculteurs

21h hier soir, 3.9.19, Nyons. Dans un virage en épingle à cheveux, un tracteur en train de traiter son champ d’oliviers est quasiment au bord de la route. Comme il fait chaud, j’ai la fenêtre ouverte, et je tombe nez à nez avec le nuage de pesticides que je prends en pleine figure. Je ferme tout de suite la fenêtre et la rouvre en peu plus loin.
5-10 minutes plus tard, je commence à avoir des nausées, des vertiges. Mon pouls est plus rapide que la normale.
Ce matin 4.9.19, j’ai encore des symptômes tout à fait inhabituels pour moi: nausées, vertiges, un peu de diarrhée, beaucoup de mucosités dans les poumons et le nez, toux.

Pour l’avoir déjà appelé, le centre de formation à la culture de l’olivier de Nyons ne donne pas les noms des produits généralement utilisés. Comme je ne connais pas la composition des produits, le centre antipoison de Lyon ne se prononce pas, et réfute tout lien de cause à effet entre mes symptômes et « l’éventuelle » exposition aux pesticides.

Pourtant, j’ai exactement les mêmes symptômes, en plus intenses, que lorsque mon voisin traite son champ d’oliviers, dont les plus proches sont à 10 mètres de la maison.

A Nyons, tout l’été, on entend vrombir les pulvérisateurs de pesticides contre la mouche de l’olivier. Je ne suis pas la seule à être concernée…
En 2017, d’après le site Mediapart, https://www.mediapart.fr/journal/france/040719/commune-par-commune-la-carte-de-france-des-pesticides?onglet=full les communes du code postal 26110 dans le département Drôme ont acheté 102’529.26 kg de pesticides: parmi les plus grandes quantités en France.

A quand une législation qui protège les riverains?

04/09/19