J’ai de fréquents maux de tête et des problèmes respiratoires, des arbres fruitiers mal en point.

Mon habitation est à 50 mètres du champ de blé, le jardin lui est limitrophe sans haie de séparation. Difficile d’avoir un potager bio dans ces conditions, l’an dernier j’ai eu trois grosses branches mortes sur un abricotier et les fruits subissent évidemment les traitements. L’agriculteur ne se gênant pas pour traiter quand il y a du vent, je vais être obligée de construire une palissade pour me protéger des pulvérisations qui, au printemps, sont assez fréquentes, pesticide, désherbant, fongicide…Je travaille chez moi, ce qui fait que je suis souvent exposée. Il n’y a malheureusement pas de discussion possible avec cette jeune génération de céréaliers, ils se considèrent dans leur droit. Je n’ai pas eu de problèmes avec les deux générations précédentes qui étaient plus respectueux des voisins. Un samedi que j’ouvrais ma propriété pour « la journée des jardins », le voisin a passé du fongicide et tous les visiteurs en ont profité car il y avait du vent mais il ne pouvait pas faire autrement, m’a-t-il dit. De l’autre côté, j’ai le président de la chambre d’agriculture de la Vienne, ce n’est pas mieux. Lorsqu’on est entouré de céréaliers, c’est un vrai problème.

21/04/16