J’ai abandonné l’apiculture car mes abeilles étaient chaque année décimées

Nous habitons en limite de cultures intensives sur deux côtés de notre jardin. Depuis 23 ans, nous supportons les passages de pesticides, jusqu’à 15 passages par an et cette année promet d’être bien empoisonnée car est planté du colza. Malgré nos sollicitations auprès de l’exploiteur afin qu’il respecte une distance de sécurité par courrier; sa réponse fut de repasser de nouveau avec son engin.
Nous avons sollicité le maire afin qu’il prenne un arrêté municipal pour qu’une distance soit respectée, en vain. Nous avons sollicité le préfet en nous appuyant sur la loi sur l’eau, car nous avons un puits; la loi a été modifiée en 2010 sous Sarkozy et le préfet a débouté notre demande. Notre dernière démarche fut de demander à l’exploiteur de nous avertir de ses passages; il en fait fi. Nous nous tournons vers Génération future afin de trouver de l’aide.
J’ai abandonné l’apiculture car mes abeilles étaient chaque année décimées; nous continuons à faire notre jardin et à élever des poules pour les œufs malgré les risques; à chaque passage, malgré nos précautions, nous avons des difficultés respiratoires et des maux de tête.
Je suis actuellement malade, je fais des examens et le diagnostic n’est pas encore posé. Une étude épidémiologique sur le village nous réserverait des surprises (nombre de maladies chroniques, cancer, mort subite du nouveau-né…) Je mets beaucoup d’espoir dans vos actions pour que les choses changent afin que notre droit à respirer, manger, boire sainement soit respecté.
Madame Y