Ils pulvérisent sans se soucier des riverains

Ma famille habite depuis 1980 une maison à Pouillon dans la Marne dans l’AOC Champagne avec des vignes en limite de propriété. Nous sommes entourés de vignes et subissons les pulvérisations de pesticides de mai à septembre. Les viticulteurs sont équipés de cabines pressurisées et climatisées qui les protègent, mais rendement oblige, ils pulvérisent sans se soucier des riverains, qu’il y ait du vent ou non, sans se soucier des conséquences sur nous et nos enfants qui sont en train de jouer dans le jardin. La culture de la vigne est tellement morcelée que nous avons pas moins de 17 propriétaires différents situés à moins de 500 mètres de notre maison qui viennent à tour de rôle pulvériser leurs produits, c’est dire que du matin au soir il y en a toujours un qui traite. Les produits pénètrent dans notre jardin, ce qui est interdit, mais comment voulez-vous le prouver ? Une loi abolie en 1976 par nos chers parlementaires interdisait de traiter avec des engins mécaniques à moins de 50 mètres des habitations, aujourd’hui les viticulteurs font ce qu’ils veulent et ne s’en privent pas. Le Champagne, pourtant populaire, reçoit tellement de traitement pesticides et herbicides (au moins 12 à 15 par an) qu’il est aussi nocif d’en consommer que d’y habiter.

21/04/16