Il parait qu’ un médecin la surnomme la vallée de la mort!

J’habite dans une vallée ou se pratique depuis toujours l’arboriculture fruitières (cerise, abricot , pêche, mirabelle,vigne, pomme) . Depuis une trentaine d’année, peut être moins, cette arboriculture est devenue intensive.

Ma maison se situe dans un environnement de vergers . Les premiers sont à 60 m (verger de pêchers), et à 100m ( verger de cerisiers). D’autres habitations dans les villages de la vallée sont dans la même configuration de vergers jouxtant les maisons.
Depuis de nombreuses années, de février à octobre je subis les traitements répétitifs des arboriculteurs . Bien évidemment que de la chimie.
De la fin de l’hiver à l’automne dés que l’on entend le bruits caractéristique de la turbine qui pulvérise ces produits délétères, il faut vite fermer portes et fenêtres, rentrer les enfants et le linge . Nous nous inquiétons vivement des impactes, à plus ou moins long terme, que ces traitements subis année après année vont avoir sur notre santé.

Les nuages de pulvérisations ne s’arrêtent pas à la limite de la parcelle et en fonction de l’orientation du vent et de sa puissance nous pouvons sentir le produit (quand celui ci à une odeur) d’un traitement qui a eu lieux à plus de 500m. Donc si on sent c’est que l’on est impacté!!
Un jeune arboriculteur m’a expliqué naïvement que ce n’était pas les produits les plus toxiques qui avaient une odeur .Autant vous dire que cela ne m’a pas rassuré!!!

Un ami qui a travaillé dans le milieu en tant qu’ouvrier agricole m’en a raconté de belles concernant certaines pratiques et j’aurais plutôt tendance à le croire quand je vois cet arboriculteur d’un village voisin, qui vient en saison venir pulvériser deux, trois fois par semaine un traitement sur les vergers qu’il loue . Parfois il vient le matin alors que tout est humide, balance ça sauce et reviens le soir faire un traitement car il a plu entre temps !! ce type la , fait du greenwashing, il communique pour vendre ses fruits avec une petite affichette qui représente un nichoir et une mésange .Ah mais il est en « raisonné » le bougre.

Dans la vallée j’ai connaissance d’un cas de lymphome sur un ado et d’une variante de la maladie de Parkinson chez un arboriculteur qui dépéri de jour en jour .
de, plusieurs cas d’intoxication sérieux ,avec leurs propres produits ,chez certains arboriculteurs entraînant des séjours aux urgences. D’Intoxication et allergie chez les ramasseurs de fruits.
J’ai vu des cueilleurs de cerises dans un vergers baignant dans un nuage de produit.Un arboriculteur traitait la parcelle contiguë.

Il y a un an ,suite aux traitements qui se succédaient frénétiquement, une pétition a circulé dans le village. Elle a été adressée à la maire du village et au président de la communauté de commune. La pétition a rencontré un certain succès auprès des habitants.
Cette pétition demandait entre autre : le respect de la réglementation concernant les pulvérisations , que les habitants soient prévenu des jours et horaires des traitements afin qu’ils puissent se calfeutrer.

Au bout de 6 mois, devant l’absence de retour de la mairie et de la communauté de commune, à quelques uns (unes) nous avons rencontré madame le maire. Nous avons été agréablement surpris de son accueil .
Elle nous a affirmé être bien consciente de ces problèmes. Après une discussion cordiale, il a été convenu que la mairie enverrait aux arboriculteurs, un courrier leur rappelant la réglementation en vigueur et leurs demandant de prévenir avant de traiter, un référent qui ferait suivre l’info. Ce courrier devait nous être soumis très rapidement.
A ce jour, cette promesse n’a pas été honorée.
Finalement, quelques’ uns (unes) nous avons contacté les arboriculteurs des parcelles riveraines de nos habitations en leur demandant de nous prévenir avant de traiter . Tous ceux qui on été sollicités, l’ont fait avec plus ou moins « d’entrain », mais ils nous ont prévenu. J’ai l’impression que certains arboriculteurs ont moins traité et plus respectés les conditions météo. Est ce pour des raisons purement techniques ?ou y a t’il chez certain l’embryon d’une prise de conscience. Quoiqu’il en soit je ne suis guère optimiste quand je vois les jeunes arboriculteurs d’ici ,qui reprennent l’exploitation du père ou du beau père, qui ne se posent pas de questions et ont les mêmes pratiques que leurs aînés. C’est navrant.

10/09/18