Après des épandages à 3 mètres de mes fenêtres, c’est un enfer.

Je subis les pesticides plus que quiconque de par ma maladie et suis extrêmement vulnérable. Après des épandages à 3 mètres de mes fenêtres, c’est un enfer Je suis obligé de partir et me réfugier dans ma voiture.
L’an dernier les cultures voisines étaient du blé : après un épandage j’ai été sonné et vomi, mon labrador a aussi vomi. J’ai mis 1 mois à m’en remettre avec tout un cortège de symptômes terribles.
Cette année ce sont des petits pois (traitements même en fleurs)….
J’ai informé le propriétaire du champ qui fait faire ses traitements par une entreprise de Sainte-Soulle. Il se dore en Guadeloupe et revient pour la période estivale ; ce n’est pas sa préoccupation première. Je l’ai informé par l’intermédiaire de sa mère qui est dans le village. Un silence méprisant comme réponse !
Je suis allé voir à la mairie : je me suis fait quasi insulté et méprisé (que je n’avais pas à habiter là) : il y a deux agriculteurs au conseil municipal !
J’ai contacté et écris à l’ARS qui comprend très bien mes problèmes : j’ai conversé 1 h avec une personne, envoyé des infos sur ma maladie par mails et il m’a expliqué « vous connaissez l’administration, vous en faites partie et savez que l’on ne fait pas ce que l’on veut, il y a un cadre, je suis désolé. »
J’ai écrit au préfet en précisant que j’étais reconnu en maladie professionnelle et comme travailleur handicapé par la MDPH suite à une intoxication professionnelle avec du perchloroéthylène et des certificats de médecins attestant ma maladie MCS (multiple sensitive chimical) Hypersensibilité aux produits chimiques. J’entre dans la catégorie des personnes extrêmement vulnérables.
J’ai reçu du préfet en réponse qu’il n’y avait pas de mesures particulières pour les grandes cultures ; et ne pouvant satisfaire aux problèmes que vous rencontrez.
Le 08 mai 2017 (jour férié) à 13 heures je déjeunais sur ma terrasse lorsque apparu le pulvérisateur ; en trois minutes il était sous mes fenêtres, ce jour il y avait un vent de 29 kms/h avec des rafales de38 kms/h (bulletin local météo France). Le repas en est resté là, le linge qui séchait n’a pas pu être retiré à temps, et je suis parti en catastrophe et passé encore une nuit dans ma voiture.
Quelle hypocrisie de mettre dans les textes de loi ( le soucis de protection pour les personnes vulnérables) et que chacun interprète à sa façon pour ne pas brusquer la FNSEA.
La palme de l’hypocrisie est le terre saine sans pesticides à l’entrée des villages : de qui se fiche t’on, les agriculteurs en déversent des quantités industrielles devant nos fenêtres…..ou est le respect, qui impose, qui reste passif de peur du rapport de force. Quel environnement, quoi pour nos enfants, les malades des pesticides juste des dommages collatéraux dont il ne faut pas en parler : ça pourrait nuire aux rendements, aux profits….
J’ai porté plainte à la gendarmerie pour atteinte à mon intégrité physique.
Pauvre société et triste nature humaine