Une histoire sans  « faim »

22/08/2025

Comment encore au XXI siècles, nous ne pouvons pas nous entendre ?
Mon histoire est simple. Elle reflète juste une réalité à laquelle une partie de la société est confrontée.
En 2009, je quitte la banlieue proche de Paris pour partir me mettre au vert. Bingo, le cadre est idyllique. Une vue sur les collines environnantes et un coucher de soleil à faire des envieux. Un petit coin de verdure dans le Vexin, mon petit paradis !
Premier printemps, je suis prête a accoucher et les traitements intensifs agricoles s’invitent à l’affaire. Ils commencent leur périple infernal. Je reste enfermée malgré le soleil. La peur de la contamination reste forte. Malgré tout, la vie continue et j’ai eu deux enfants bercés par le bruit des tracteurs déversant les produits phytosanitaires. Ils ont grandi sans souci. Nous avons déménagé toujours à la campagne et proche de Beauvais pour une vie moins Métro, boulot. Toujours le même constat : les épandeuses font leur travail. J’ai repris le sport. Je me suis mise à courir toujours près des champs.
Un jour j’ai arrêté de courir et les médecins m’ont diagnostiquée une leucémie. Depuis plus d’un an, je suis en arrêt de travail suite aux soins très lourd et la greffe qui en a découlée. J’ai repris une activité physique mais rien n’est comme avant. Mon corps est fragilisé. Depuis, je me nourris bio pour que ma vie soit plus facile.
Qu’est-ce qui emmène le tout un chacun à consommer les produits qui découlent de cette agriculture ? La faim, le prix, le bien-fondé de la communauté qui valident leur utilité. Bref, une question d’argent.
Je continue et je souhaite que nous soyons les plus nombreux à faire attention à nos prochains.
La terre n’est pas un don de nos ancêtres. Ce sont nos enfants qui nous la prêtes. Proverbe indien à méditer concernant nos engagements.
Voilà, je n’ai bien entendu pas su si les produits ont augmenté ma malchance mais je sature de « l’inertie » des pouvoirs publics.

11/03/25